Le musée Crozatier du Puy-en-Velay
- Galadrielle Lesage

- 25 mars
- 2 min de lecture
L’une des meilleures manières de découvrir un musée selon moi est celle qui, au cours des pérégrinations des vacances, au gré des découvertes des régions, nous mène naturellement vers les musées locaux. J’y retrouve le plaisir de visiter à mon rythme, lisant assidûment les cartels ou flânant en laissant mon regard se poser au hasard. C’est ainsi que notre chemin nous a mené en famille dans la ville du Puy-en-Velay, où nous avons poussé les portes du musée Crozatier, seulement guidés par le plaisir de la découverte.

Un peu d'histoire du musée
Un musée dont la fondation remonte au début du XIXe siècle, dans un bâtiment érigé en 1850 dans le jardin du Fer-à-cheval, puis agrandit et rénové plusieurs fois, dont la dernière dans les années 2010. Il tire son nom du legs important de Charles Crozatier, bronzier d’art et fondeur originaire de la ville, en 1855. Un musée comme on les aime, qui allie le charme de l’ancien, avec sa façade néoclassique, ses galeries hautes de plafond aux murs colorés et quelques vitrines rescapées du XIXe siècle, avec une muséographie moderne, mettant en valeur la diversité des collections présentées.
« 4 musées en 1 »
Ses collections nous offrent une plongée dans l’histoire locale et au-delà grâce à quatre galeries : la galerie historique, la galerie du Velay, la galerie des beaux-arts et la galerie des sciences. Les œuvres et artefacts présentés nous permettent de découvrir l’histoire régionale depuis la préhistoire, tout en s’ouvrant sur l’antiquité égyptienne et méditerranéenne ; les créations artistiques et artisanales locales, comme la dentelle ; un panorama des arts européens de la Renaissance au XXe siècle ; ainsi que le volcanisme, la paléontologie, la zoologie et les sciences et techniques. Des collections variées et complémentaires dans un musée à taille humaine, où chaque visiteur y trouve son intérêt.

Une méditation bien pensée
Enfin, la cerise sur le gâteau de cette découverte muséale : un très bel effort sur les dispositifs de médiation. Ils sont nombreux et bien pensés, permettant la manipulation et l'expérimentation, numériques quand cela est pertinent, précieux pour les enfants autant que pour les adultes. On tourne une manivelle pour comprendre le fonctionnement des pistons dans le moteur d’un voiture, on teste la physique d’une voûte grâce à sa clé, on reconstitue l’intégrité d’un vase antique, on mime les gestes d’un tailleur de pierre du Moyen-Âge.

Les enfants sont très amusés par la projection de l’un des premiers dessins animés (c’est au Puy-en-Velay que Émile Reynaud invente le praxinoscope en 1876) et peuvent ensuite revenir au calme grâce au coin lecture qui les plonge dans un tableau de Delacroix ou en s’adonnant au dessin sur les petites tables installés pour eux. Un choix d’outils de médiation qui permet de comprendre les objets et les collections, et de garder à coup sûr des souvenirs de cette expérience au musée, qui se révèle être plus qu’une simple visite de passage pendant les vacances.
Pour en apprendre plus sur le musée, son site internet reflète le dynamisme de l’institution grâce aux expositions virtuelles, vidéos explicatives sur les œuvres, et un agenda aux propositions originales.
Crédits photos : Galadrielle Lesage









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